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s de Londres à la

Le 8 octobre 2013, 08:20 dans Humeurs 0

Cependant Marguerite de Bisson, duchesse de La Tour d'Embleuse, cheminait à pas pressés dans la direction de la rue Jacob. Les passants qui la frôlèrent du coude en courant donner ou recevoir des étrennes la trouvèrent semblable à ces Irlandaises désespérées qui piétinent sur le macadam des rues de Londres à la poursuite d'un penny. Fille des ducs de Bretagne, femme d'un ancien gouverneur du Sénégal, la duchesse était coiffée d'un chapeau de paille teinte en noir, dont les brides se tordaient comme des ficelles. Une voilette d'imitation, percée en cinq ou six endroits, cachait mal son visage et lui donnait une physionomie étrange. Cette belle tête, marquée de taches blanches d'inégale grandeur, semblait défigurée par la petite vérole. Un vieux crêpe de Chine, noirci par les soins du teinturier et roussi par les intempéries de l'air, laissait tomber tristement ses trois pointes, dont la frange effleurait la neige du trottoir. La robe qui se cachait là-dessous était si fatiguée que le tissu était méconnaissable. Il eût fallu l'examiner de bien près et à la loupe pour reconnaître une moire ancienne démoirée, limée, coupée dans les plis, effrangée par en bas, et dévorée par la boue corrosive du pavé de Paris. Les souliers qui supportaient ce lamentable édifice n'avaient plus ni forme ni couleur. Le linge ne se montrait nulle part, ni au col, ni aux manches. Quelquefois, au passage d'un ruisseau, la robe se relevait à droite et laissait voir un bas de laine grise, un simple jupon de futaine noire. Les mains de la duchesse, rougies par un froid piquant, se cachaient sous son châle. Elle traînait les pieds en marchant, non par une habitude de nonchalance, mais dans la peur de perdre ses souliers.

courageuse femme

Le 21 septembre 2013, 08:03 dans Humeurs 0

Quelle est l'âme française qui n'a payé son tribut d'admiration au courage de cette femme héroïque? quel est le cœur qui ne bat et s'attendrit en écoutant les douleurs de son martyre de femme, de Française et de mère?... Mais aussi, quelle est celle parmi nous qui n'est fière d'entendre raconter les merveilles de la vie de cette courageuse sœur de la Gironde, qui mourut avec la force vraiment grande que donne toujours la vertu, et sa pieuse résignation; digne amie des plus renommés parmi les victimes du 31 mai, elle sut leur élever un éternel monument qui fut consacré par sa vertueuse indignation, que la crainte des mêmes bourreaux ne l'empêcha jamais de témoigner à haute voix, et l'échafaud où elle termina sa vie, à peine âgée de trente-sept ans, fut pour elle un trône d'où elle fut proclamée une femme vraiment grande.

 

Les bourreaux qui régnaient alors comprirent qu'elle était à craindre!... Son ascendant sur le peuple l'avait suffisamment prouvé. Un soir, elle était seule au ministère de l'Intérieur; il était onze heures. Roland était absent pour une séance qui se tenait chez l'un des ministres, car en ce moment rien n'était arrêté ni statué pour la marche des affaires, et cependant le Roi était au Temple! et le tocsin commençait à tinter pour les massacres de septembre!... plusieurs centaines d'hommes, portant des torches et blasphémant, entrent dans la cour du ministère en appelant Roland à grands cris.

—Que lui voulez-vous? leur dit sa courageuse femme en défendant à ses domestiques de fermer les portes et se présentant elle-même à ces furieux; que cherchez-vo

A beautiful chandelier

Le 16 septembre 2013, 04:00 dans Humeurs 0

Slangerup was only a small city, but it had a new and very beautiful church, which still stands almost unchanged. One may still sit in the same pews and see the same elaborately carved [30] pulpit and altar which graced its lofty chancel during the pastorate of the great hymnwriter. A beautiful chandelier, which he donated and inscribed, still adorns the arched nave. In this splendid sanctuary it must have been inspiring to listen to the known eloquence of its most famous pastor as he preached the gospel or, with his fine musical voice, chanted the liturgy before the altar. The church was always well attended when Kingo conducted the service. People soon recognized his exceptional ability and showed their appreciation of his devoted ministry. The position of a pastor was then much more prominent than it is now. He was the official head of numerous enterprises, both spiritual and civic, and the social equal of the best people in the community. With many people the custom of calling him “Father” was then by no means an empty phrase. Parishioners sought their pastor and accepted his counsel in numerous affairs that are now considered to be outside of his domain. In view of Kingo’s humble antecedents, a position of such prominence might well have proved difficult to maintain among a people that knew his former station. But of such difficulties the record of his pastorate gives no indication. He was, it appears, one exception to the rule that a prophet is not respected in his own country.

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